Femmes enceintes et enfants en danger face aux produits chimiques du quotidien

Femmes enceintes et bébés : attention aux produits chimiques et aux PE

Il est particulièrement important de limiter au maximum l’exposition du fœtus dans le ventre de sa mère et des enfants en bas âge aux produits chimiques. Ces derniers se cachent partout dans notre quotidien : dans l’air bien évidemment, de plus en plus pollué, que cela soit à l’extérieur comme à l’intérieur des lieux de vie, mais également dans de très nombreux produits aussi banals et variés que certains aliments, contenants alimentaires, cosmétiques, produits ménagers, vêtements, meubles, parfums d’intérieur, matériaux et produits de décoration, de bricolage, de jardinage, etc.

On peut désormais difficilement les éviter mais on peut apprendre à les identifier et à trouver les meilleures alternatives pour remplacer les plus dangereux.

Pourquoi les bébés in utero et les enfants les plus petits sont-ils particulièrement sensibles à l’exposition aux produits chimiques ?

La vie intra-utérine et par la suite les premières années de la vie d’un enfant sont des périodes de développement et de croissance essentielles et souvent déterminantes pour le reste de la vie. En effet, durant par exemple les 8 premières semaines de la grossesse, chaque jour qui passe est une étape de développement décisive pour le bébé à naître et donc même une courte mais intense exposition chimique de la maman en début de grossesse peut s’avérer très grave.

Le rapport d’office parlementaire de 2008 de Marie-Christine Blandin sur les risques chimiques au quotidien précise : « Par exemple, la contamination par des substances en quantité infime, comme les perturbateurs endocriniens, issus de pesticides ou de phtalates, durant les semaines de formation de l'appareil urogénital de l'embryon suffit à induire de graves malformations et des pathologies définitives. Certaines étapes essentielles de l'embryogenèse ne durent que quelques jours, voire une journée, ce qui signifie que peut être retenue la journée comme période critique à l'exposition, éventuellement unique, à un produit toxique. Cela a des implications importantes en ce qui concerne l'exposition domestique à des polluants qui est par nature le plus souvent de courte durée. Cela plaide pour une évaluation globale de l'exposition des personnes au lieu de la seule surveillance de la pollution des milieux. A un moment critique, l'individu peut accumuler des expositions venant de différents milieux, dépassant ainsi le seuil acceptable. »

Les scientifiques savent aujourd’hui que le rôle protecteur du placenta n’est pas suffisant pour préserver le futur bébé de la pollution chimique environnementale et que la contamination peut également avoir lieu par le lait maternel si la mère allaite son enfant et qu’elle est exposée à des polluants chimiques. On peut aussi s’interroger sur l’impact des produits chimiques dans l’environnement direct des enfants, au moins dans les 1 000 premiers jours de leur vie, puisque le cerveau des enfants est alors en pleine croissance et transformation.

Exposition chimique et exposition aux perturbateurs endocriniens : les risques qui en découlent

L’exposition chimique et l’exposition aux perturbateurs endocriniens qui en découle est désormais clairement mise en cause dans l’apparition chez les enfants ou plus tard dans leur vie d’adulte, de retards du développement et de maladies neurologiques comme l’autisme, les troubles de l’attention, de l’apprentissage ou de déficits sensoriels, ainsi que de nombreuses pathologies ou syndromes comme le cancer, le diabète, l’obésité, les maladies neurodégénératives, etc. Si des seuils d’exposition maximum à ne pas dépasser sont parfois recommandés pour certains produits chimiques pris indépendamment les uns des autres, au quotidien c’est surtout l’accumulation de tous ceux auxquels nous sommes confrontés et leur effet « cocktail » qui nuisent à notre santé et tout particulièrement à celle de nos enfants.

Apprenez à reconnaître les produits chimiques qui vous entourent au quotidien et les réflexes simples à adopter pour vous en protéger vous-mêmes, en particulier si vous êtes enceinte, et vos enfants.

Retrouvez dans les semaines à venir une série d’articles sur les diverses expositions chimiques du quotidien, comme l’alimentation, les cosmétiques, le ménage, les soins médicaux, le bricolage, le jardinage, les loisirs, les textiles, etc. pour lesquelles il est important d’être particulièrement vigilant chez les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants en bas-âge.
  • Lire l’article concernant les cosmétiques
    Chaque jour, on utilise pour soi ou ses enfants, des produits cosmétiques ou d’hygiène qui contiennent des substances chimiques et peuvent s’avérer irritantes, allergisantes voire cancérigènes ou être assimilées à des perturbateurs endocriniens. Voici quelques astuces pour reconnaître, limiter voire éviter les savons, shampoings, crèmes, lotions, maquillage, démaquillants, parfums, dentifrices, et autres produits de beauté et d’hygiène, dont certains sont plus à risque que d’autres et qui tous cumulés nous exposent à un cocktail de substances à consommer avec beaucoup de modération.

vos commentaires

  •  Je travaille en maternité et souhaiterais savoir s'il existe des flyers que nous pourrions obtenir gratuitement pour informer les jeunes mamans ou futures mamans concernant les risques des perturbateurs endocriniens. Je vous remercie par avance pour votre réponse.

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