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Choisir une complémentaire santé : à quel prix, quel contrat, quelles aides ?

Choisir une complémentaire santé : à quel prix, quel contrat, quelles aides ?

A quoi sert une complémentaire santé ?

Elle permet aux personnes couvertes de percevoir un complément sur les remboursements de l’Assurance maladie. Présentation des différents types de contrat et des modalités de souscription à un organisme de complémentaire santé.

Quelle complémentaire santé choisir ?

Si elles interviennent dans le remboursement des frais de consultations et les dépenses de médicaments non pris en charge par l’Assurance maladie, leurs conditions varient selon les termes du contrat. Plus de 95 % des Français sont couverts par un contrat complémentaire qui prend en charge en partie ou en totalité les soins de santé non remboursés par l’Assurance maladie. Comment choisir son contrat et bénéficier d’une aide à la complémentaire santé ? Toutes nos explications. 

Des remboursements établis en fonction du contrat de complémentaire santé

Suivant le contrat souscrit, certains frais peuvent être pris en charge par la complémentaire santé. Il s’agit des frais liés à :

  • l’hospitalisation (frais de séjour, chambre particulière, honoraires de chirurgie),
  • les frais d’optiques (lunettes et lentilles),
  • les frais dentaires (prothèses dentaires, orthodontie),
  • les dépassements d’honoraires
  • les actes et soins médicaux non remboursés par l’Assurance maladie obligatoire (vaccins, ostéopathie, opération de la myopie, implants dentaires, etc.)

Selon une étude publiée en avril 2013 (et actualisée en août 2014) portant sur les garanties les plus fréquemment souscrites et menée par la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé, les complémentaires santé ont versé en 2010 23,6 milliards d’euros de prestations, soit 13,5 % du total des dépenses de santé.

L'Assurance maladie reste le principal financeur des soins en France avec 77 % des dépenses couvertes cette même année. Les ménages français ont quant à eux participé à hauteur de 16,8 milliards d’euros (9,6%).

Complémentaires santé : mutuelles, assureurs, prévoyance

On distingue trois familles de complémentaires santé : les mutuelles, les assureurs privés et les instituts de prévoyance. En 2010, 681 organismes se partageaient le marché selon le ministère de la Santé.

Les mutuelles sont des sociétés de personnes à but non lucratif organisant la solidarité entre leurs membres. Les compagnies d'assurances sont des sociétés à but lucratif. Les instituts de prévoyance sont créés et gérés par les partenaires sociaux (syndicats professionnels), à parts égales entre représentants des salariés et représentants des entreprises. N’ayant pas d’actionnaires, les résultats sont avant tout utilisés pour améliorer le niveau des garanties, dans l’intérêt des salariés dans l’entreprise.

Les mutuelles sont les plus nombreuses sur le marché de l’assurance complémentaire (559 organismes) mais nombre d’entre elles sont de petite taille. Elles ne représentent que 56 % du marché (en chiffre d’affaires) contre 27 % pour les assureurs privés (92 sociétés) et 17 % (30 organismes) pour les instituts de prévoyance. 

Contrat individuel ou collectif : quelle formule choisir ?

Un contrat de complémentaire santé peut être souscrit à titre individuel ou via l’employeur (contrat collectif). Dans ce second cas, la possibilité pour la complémentaire de mutualiser le risque santé parmi les salariés de l’entreprise (les remboursements de ceux ayant fréquemment recours aux soins étant amortis par les cotisations des salariés moins malades ou moins consommateurs) permet de proposer des garanties souvent bien plus intéressantes que les contrats individuels, pour un montant de cotisation équivalent.

C'est d'autant plus vrai que la plupart du temps, l’employeur participe – en général à hauteur de 50 ou 60 % – au paiement des cotisations. Selon les cas, l’adhésion à une garantie collective est obligatoire ou facultative. En 2010, 43 % des bénéficiaires d’une assurance complémentaire santé étaient couverts par un contrat collectif, 57 % par un contrat individuel.

A savoir : la loi sur la sécurisation de l'emploi adoptée en juin 2013 prévoit la généralisation à tous les salariés de la couverture complémentaire santé au 1er janvier 2016. Cette loi impose aux employeurs d’assurer aux salariés qui n’en bénéficient pas déjà une couverture collective minimale des frais de santé (ticket modérateur, forfait journalier hospitalier, soins dentaires, forfait optique…). L’employeur doit financer la moitié du coût du contrat de la complémentaire santé, quelle que soit la taille de l’entreprise.

Contrat et niveaux de garanties des complémentaires santé

Que l’assurance soit souscrite à titre individuel ou collectif, les complémentaires santé commercialisent plusieurs gammes de contrats dont les niveaux de garanties varient en fonction du montant de la cotisation. Dans son étude (mentionnée plus haut), la Drees a passé au crible plus de 1000 contrats commercialisés par environ 250 organismes qu’elle a classés en cinq catégories de couvertures.

Les contrats de complémentaire santé d'entrée de gamme (classe E, voir le tableau ci-dessous) limitent dans la très grande majorité des cas la prise en charge au ticket modérateur. Il s’agit de la différence entre le tarif fixé par l’Assurance maladie (le tarif Sécu) pour les soins et le montant qu’elle prend effectivement en charge (voir infra). A l’autre extrême, les contrats de catégorie A, beaucoup plus coûteux, remboursent très souvent intégralement les frais de santé engagés, quels qu’ils soient.

La Drees a simulé la prise en charge de plusieurs postes de dépenses (en retenant des tarifs correspondant à ce qu'on peut observer en moyenne) en fonction de cette classification.

Contrat complémentaire santé : exemples de prise en charge sur cinq postes de soins 

  Consultation spécialiste sect. 2 (60 €) Prothèse dentaire (750 €) Monture et verres progressifs (500 €) Prothèse auditive (3000 €) Chambre particulière (80 €/j)
Niveau de garantie Remboursement médian (*)
Classe A Remboursement intégral 430 € Remboursement intégral 1598 € 79 €
Classe B 30 € 301 € 310€ 1039 € 58 €
Classe C 13 € 301 € 296 € 976 € 40 €
Classe D 7 € 178 € 171 € 419 € 40 €
Classe E 7 € 72 € 115 € 140 € 29 €

 (*) Hors prise en charge par la Sécurité sociale. Montant médian : tel que la moitié des remboursements pratiqués est inférieure et l'autre moitié supérieure.

Source : Les contrats les plus souscrits auprès des complémentaires santé en 2010, Direction de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques (Drees), avril 2013.

Aide à la Complémentaire santé (ACS) : ce qu’il faut savoir

Les personnes aux revenus modestes non-éligibles à la CMU-C peuvent bénéficier de l’« aide au paiement d’une complémentaire santé » (ACS). Le plafond de ressources en-deçà duquel l’ACS est accordée s’élève à 11 670 € par an pour une personne seule, à 17 505 € pour un couple sans enfant à charge et à 24 507 € pour une famille de 4 personnes.

Cette aide au paiement d’une complémentaire santé permet de bénéficier d’une déduction sur le montant de la cotisation versée à l’organisme complémentaire. Le montant de cette aide est par exemple fixé à 200 € par an pour un bénéficiaire âgé de 16 à 49 ans et à 550 € après 60 ans. Pour bénéficier d’une aide à la complémentaire santé, vous devez remplir l’imprimé téléchargeable sur le site de l’Assurance maladie (Ameli.fr) et l’adresser à votre caisse primaire. Celle-ci vous remettra alors un document attestant l’éligibilité à l’ACS.

Cette aide, plafonnée au montant de la cotisation, est accordée pour un contrat d’un an. Elle est renouvelable dans les mêmes conditions que la demande initiale, entre 2 et 4 mois avant l’expiration du droit. Sur présentation du document d’ACS (Aide au paiement d'une Complémentaire santé) à l’organisme complémentaire de votre choix, vous bénéficierez d’une réduction égale à la somme indiquée sur l’attestation.

Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, le gouvernement a souhaité renforcer la lisibilité du dispositif en limitant le nombre de contrats d’assurance complémentaire santé réservés à l’ACS (Aide au paiement d'une Complémentaire santé) afin d’améliorer le rapport qualité/prix de ces contrats.

En décembre 2014, le ministère de la Santé a fait un appel d’offres auprès des organismes complémentaires. « Dans ce cadre, trois niveaux de contrats, correspondant à des niveaux de garantie différents (essentiellement sur l’optique et le dentaire), ont été définis », indique-t-on au ministère :

  • un contrat d’entrée de gamme qui ne prend en charge que le ticket modérateur pour l’optique et 125 % du tarif de la sécurité sociale pour les prothèses dentaires,
  • un contrat intermédiaire prenant en charge 100 € pour une paire de lunettes simple et 225 % du tarif de la sécurité sociale pour les prothèses dentaires,
  • un contrat prenant en charge 350 € pour des lunettes à verres complexes, 300 % du tarif de la sécurité sociale pour les prothèses dentaires (322,5 €) et 450 € pour les audioprothèses.

Selon le ministère, par rapport aux contrats actuels couvrant les bénéficiaires de l’ACS (Aide au paiement d'une Complémentaire santé) et pour un même niveau de garanties, les trois meilleures offres retenues dans l’appel d’offres permettent une baisse de prix de 36 % pour le premier niveau de contrat (de 711 € à 454 €), de 24 % pour le niveau intermédiaire (de 769 € à 586 €) et de 14 % pour le niveau supérieur (de 815 € à 704 €).

Un arrêté ministériel du 11 avril 2015 précise les dix offres retenues. Les personnes éligibles à l’ACS (Aide au paiement d'une Complémentaire santé) peuvent en bénéficier depuis le 1er juillet 2015 (voir notre article sur les contrats ACS).

Les contrats dits « responsables » : un remboursement minimal garanti

Depuis le 1er avril 2015, les règles encadrant les contrats d’assurance santé responsables ont changé de façon importante. La circulaire de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) publiée le 30 janvier 2015 « relative aux contrats d'assurance maladie complémentaire bénéficiant d’aides fiscales et sociales » précise que sauf exception : « les garanties des contrats responsables couvrent à titre obligatoire l’intégralité de la participation de l’assuré (ticket modérateur) sur les tarifs servant de base à la prise en charge par l’assurance maladie obligatoire (couramment dénommé tarif de responsabilité ou tarif opposable) pour l’ensemble des dépenses de santé remboursées par cette dernière ». Le point pour chaque poste de dépense.

Médecine de ville

Tout comme l’imposait déjà l’ancienne réglementation, dans le cadre des contrats responsables, les complémentaires santé doivent prendre en charge le ticket modérateur des dépenses associées aux consultations et aux actes réalisés par les professionnels de santé (médecins et paramédicaux).

Depuis le 1er avril 2015, la prise en charge des dépassements d’honoraires des médecins exerçant en secteur 2* (autorisés à fixer librement leurs tarifs) est plafonnée. Le plafond a été établi dans un premier temps à 125 % du tarif de la Sécurité sociale pour passer à 100 % à compter de 2017. Au-delà de ce taux de dépassement, le contrat de complémentaire santé n’est plus considéré responsable et n’ouvre donc plus droit aux différents avantages qui y sont associés (déduction fiscale des cotisations pour les travailleurs indépendants par exemple).

*Lire notre fiche sur le coût des honoraires médicaux

Précision importante : si le contrat de complémentaire santé souscrit par l’assuré prévoit un plafonnement du remboursement des honoraires des médecins ayant adhéré au Contrat d’accès aux soins (CAS), la prise en charge des soins réalisés par un professionnel de secteur 2 doit être de 20 % inférieure à cette limite. Renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé pour connaître les modalités précises de la couverture de votre contrat d’assurance santé.

Bon à savoir : le niveau de prise en charge des dépassements d’honoraires des médecins ayant adhéré au CAS ne fait pas l’objet d’un plafonnement obligatoire. « S’il n’existe pas de limite prévue par le contrat pour la prise en charge des dépassements d’honoraires des médecins adhérant au contrat d’accès aux soins, seule la première limite (100% du tarif opposable à partir de janvier 2017) s’appliquera », précise la circulaire de la DSS.

Médicaments

Les nouvelles règles encadrant les contrats responsables imposent aux complémentaires santé la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour les médicaments remboursés à 65 % par l’Assurance maladie*. Ces médicaments dont le « service médical rendu » est décrit comme « majeur ou important » (Doliprane par exemple) laisseront donc un reste à charge nul au patient. Ce n’est pas le cas des médicaments dont le service médical (l’efficacité autrement dit) est modéré (remboursés à 30 %) ou faible (remboursés à 15 %) que les contrats responsables ne sont pas tenus de prendre en charge.

Notons que dans les faits, la grande majorité des garanties remboursent intégralement ces produits. Les médicaments achetés sans ordonnance, enfin, même s’ils sont remboursables, ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Leur remboursement par les complémentaires santé, qui n’est soumis à aucune contrainte, est variable d’un contrat à l’autre et se présente le cas échéant sous la forme d’un forfait annuel.

Hospitalisation

En matière d’hospitalisation, les garanties des contrats responsables couvrent désormais l’intégralité du ticket modérateur sur les frais d’hospitalisation (y compris la participation forfaitaire de 18 € demandée au patient pour les actes dont le tarif est supérieur ou égal à 120 €). Les consultations et les actes réalisés en ambulatoire dans les établissements de santé sont également couverts en intégralité. Quant au forfait journalier hospitalier (18 € par jour), il est désormais pris en charge dans les nouveaux contrats responsables, sans limite de durée.

La participation forfaitaire ainsi que le forfait journalier sont déjà largement couverts dans les garanties existantes. Selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), plus de 95 % des personnes ayant souscrit un contrat de complémentaire santé bénéficient de cette prise en charge aux frais réels. A savoir : le remboursement de ces frais d’hospitalisation ne peut être soumis à un délai de carence.

Les dépassements d’honoraires des praticiens exerçant dans un établissement de santé sont soumis aux mêmes plafonds de remboursement que les consultations. Comme c’est le cas pour les honoraires facturés en ville, cette mesure risque de laisser à la charge des patients des sommes élevées dans les zones où les dépassements sont élevés (Paris, Lyon, Nice, Strasbourg, notamment).

Soins optiques

En optique, l’encadrement des contrats responsables impose aux complémentaires santé le choix entre une prise en charge a minima (ticket modérateur sur les montures et les verres, soit entre 4,45 € et 31,15 € selon la complexité de l’équipement) ou bien l’application de planchers et de plafonds de prise en charge en fonction de la technicité des verres*.

Cependant, les plafonds imposés étant bien au-delà des prises en charge maximales proposées par les complémentaires santé, ces cadres n’influent pas vraiment sur la rédaction des garanties complémentaires. Seule nouveauté réelle en matière d’encadrement des contrats responsables : l’instauration de planchers de remboursements qui diminueront sans doute le reste à charge pour les patients mais qui devraient entraîner une hausse des cotisations.

A retenir, également : la prise en charge de la monture de lunettes est limitée à 150 € quels que soient les verres dont elle est équipée. Si un reste à charge s’impose désormais au patient sur l’achat d’une paire de lunettes, c’est fort probablement au poste « monture » qu’il faudra l’attribuer.

Précisons enfin que le remboursement d’un équipement optique ne peut avoir lieu que tous les deux ans. Par dérogation, cette période est réduite à un an en cas de renouvellement de l’équipement justifié par une évolution de la vue ou pour les assurés de moins de 18 ans.

*Lire notre fiche sur le coût de l’optique

Soins dentaires

Les contraintes pesant désormais sur les contrats responsables imposent aux complémentaires santé de proposer le remboursement du ticket modérateur sur l’ensemble des soins dentaires. Pour les soins conservateurs (carie, détartrage, extraction par exemple), les chirurgiens dentistes sont tenus de respecter le tarif de la Sécurité sociale. Le remboursement de ces soins à 70 % par l’Assurance maladie complétée par les assureurs santé laisse donc un reste à charge nul au patient.

La réalité est tout autre en matière de soins prothétiques (couronnes, bridge, implants, etc.) qui font l’objet de dépassements d’honoraires importants de la part des praticiens*. Pour ces soins, la base de remboursement Sécu reste largement déconnectée des tarifs effectivement en vigueur. Dans ce cas, le remboursement obligatoire du ticket modérateur par la complémentaire santé n’évite pas au patient de mettre la main à la poche.

A noter : l’entrée en vigueur le 1er janvier 2016 de l’obligation d’une couverture complémentaire santé pour l’ensemble des salariés prévoit un remboursement minimum des soins prothétiques de 25 % supérieur au tarif de la Sécurité sociale. Pour une prothèse par exemple, dont le tarif Sécu est de 107,5 € (remboursée par l’Assurance maladie à 70%, soit 75,25 €), la prise en charge minimale sera donc de 59,12 € pour les salariés couverts par un contrat collectif contre 32,25 € pour les personnes assurées en individuel.

Audioprothèses

Les prothèses auditives sont remboursées à 60 % par l’Assurance maladie, sur la base d'un tarif fixé à 199,71 euros, quelle que soit la classe de l'appareil prescrit. Les contrats responsables sont tenus de prendre en charge la différence. La règle est la même pour les accessoires (écouteurs, embouts auriculaires, microphones) et les frais d’entretien (piles, pièces détachés), ces derniers étant remboursés (toujours à 60%) sur la base d’un tarif annuel de 36,59 €.

Comme c’est le cas des soins dentaires ou de l’optique, les montants utilisés par l’Assurance maladie pour calculer ses remboursements sont très éloignés de ce que coûtent effectivement les audioprothèses et leurs accessoires aux assurés. La prise en charge obligatoire du ticket modérateur par les complémentaires santé sur ce poste de dépense demeure donc d’un intérêt limité pour les personnes souhaitant s’équiper.

Complémentaire santé : quel contrat choisir ?

Chaque contrat est différent, renseignez-vous bien auprès de votre complémentaire santé sur les garanties au moment de sa souscription. Objectif : bien choisir votre contrat pour bénéficier de remboursements adaptés.

Vous n’êtes pas couvert par un contrat collectif à adhésion obligatoire ? Choisir la bonne complémentaire santé suppose de bien définir vos besoins et d’étudier précisément les garanties proposées. Il est vivement recommandé de faire appel à plusieurs organismes afin de multiplier les devis et d’identifier le contrat le mieux adapté à vos besoins. Ces devis peuvent être obtenus en quelques clics sur le site web de la plupart des complémentaires santé.

Déterminer vos besoins pour choisir la bonne complémentaire santé

En matière de complémentaire santé, un contrat performant n’est pas forcément un contrat proposant des garanties étendues. La couverture santé doit avant tout correspondre à vos besoins. Inutile par exemple, si vous êtes célibataire et en bonne santé, de souscrire un contrat haut de gamme qui vous coûtera les yeux de la tête et que vous sous-utiliserez. Si le risque en santé ne peut être précisément évalué, chacun peut, à l’aune de ce qu’il sait de sa consommation de soins habituelle, identifier quels sont ses besoins.

Autre paramètre important à prendre en compte : les tarifs qui sont pratiqués près de chez vous. Dans certaines grandes villes, à Paris notamment, il est de plus en plus difficile de trouver des spécialistes exerçant au tarif Sécu (secteur 1). Si vous ou un membre de votre foyer avez fréquemment recours à un spécialiste en secteur 2, il faudra peut-être envisager de souscrire un contrat de complémentaire santé prévoyant la prise en charge de dépassements d’honoraires.

Généralement impossible à anticiper, l’hospitalisation représente un poste important de dépenses en cas d’absence de complémentaire santé. L’Assurance maladie rembourse l’hospitalisation à 80 %. Une journée passée en clinique ou à l’hôpital est facturée jusqu’à plus de 1000 € (tarif variable d’un établissement à l’autre). Sans couverture complémentaire, le reste à charge pour le patient peut donc rapidement grimper. Ce risque est couvert par des garanties spécifiques (contrat hospitalisation, comptez une vingtaine d’euros de cotisation par mois pour une personne seule) ainsi que dans les contrats classiques d’assurance santé, dès l’entrée de gamme.

Prise en charge et délais de carence : bien comprendre les contrats des complémentaires santé

Le montant du remboursement des complémentaires santé s’exprime de trois manières différentes. Le plus souvent, il est annoncé sous la forme d’un pourcentage du tarif Sécu. Un taux de 100 % signifie ainsi une prise en charge complète des dépenses à condition que le professionnel de santé applique le tarif Sécu. Ce qui n’est pas toujours le cas, loin de là, nombreux étant les professionnels de santé autorisés à établir librement leurs tarifs (les médecins en secteur 2 ou les dentistes par exemple sur les soins prothétiques).

A noter : cette formulation inclut en général la prise en charge de l’Assurance maladie. Exemple avec la prothèse dentaire dont le tarif Sécu est fixé à 107,5 € (bien en-deçà de ce qu’elle coûte réellement), dont 70 % est remboursé par l’Assurance maladie (75,25 €). Une prise en charge annoncée à 200 % dans un contrat de complémentaire signifie que le patient touchera 215 € (2 fois 107,5 €) incluant les 75,25 € versés par votre caisse primaire. La prise en charge réelle de la complémentaire n’est donc que de 130%.

Le remboursement par votre complémentaire santé peut aussi s'exprimer sous la forme d’un forfait en euros. Dans ces cas-là, la participation de l’Assurance maladie s’ajoute à cette somme. Plus rarement, enfin, le montant couvert est calculé en pourcentage du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Là encore, il s’ajoute au remboursement de l’Assurance maladie. Ce montant est fixé chaque année par arrêté. Il est de 3170 € en 2015.

Attention aux éventuels délais de carence qui s’appliqueraient au contrat !
Toutes les prestations de votre complémentaire santé ne prennent pas forcément effet au moment de la souscription. Pour certains postes (optique et dentaire notamment), il existe parfois un délai pendant lequel l’assuré n’est pas remboursé des dépenses engagées.

En optique et en dentaire, il est aussi fréquent que les que les contrats majorent la prise en charge au fil des années de cotisations. Ouvrez l’œil, donc… A retenir : le délai de carence ne s’applique pas si l’assuré justifie d’une autre garantie résiliée dans les trois mois précédent son adhésion ou si les soins sont consécutifs à un accident.

Réseaux de soins : des tarifs préférentiels chez certains praticiens

Certains assureurs complémentaires proposent à leurs clients de bénéficier d’une meilleure prise en charge en s’adressant à des professionnels de santé avec lesquels ils ont négocié des tarifs préférentiels. Optique, dentaire (soins prothétiques voire d’implantologie), prothèses auditives… Les complémentaires santé ont mis en place des réseaux de professionnels partenaires dans différents domaines.

Les avantages consentis aux patients sont différents d’un réseau à l’autre. En optique par exemple (on compte 7 réseaux d’opticiens partenaires), les tarifs proposés sur les verres sont inférieurs de 20 à 40% à ceux du marché. En plus de tarifs moindres, les complémentaires santé peuvent proposer, afin de doper la fréquentation de leurs réseaux, d’améliorer la prise en charge pour les patients qui privilégient les professionnels de santé partenaires. Renseignez-vous au moment de souscrire si le contrat de votre complémentaire santé prévoit l’accès à un tel dispositif et dans quelles conditions.

Complémentaire santé et services utiles

Certains organismes complémentaires proposent des services en plus des prestations de remboursement :

  • le « tiers payant », qui évite l’avance de frais à la pharmacie par exemple,
  • des dispositifs de prévention (ex. : sevrage tabagique, soutien psychologique),
  • des services d’information, de conseil et d’orientation dans le système de santé (ex. : analyse de devis, conseil téléphonique, etc.),
  • des services d’assistance et d’aide à domicile en cas d’hospitalisation ou d’immobilisation (ex. : aide-ménagère, garde-malade, garde d’enfants).

Contrat complémentaire santé collectif : et si je quitte mon entreprise ?

Lorsque l'adhésion à la complémentaire santé de l’employeur est obligatoire, l’ex-salarié (licenciement, démission ou départ à la retraite) peut demander à l’organisme complémentaire santé le maintien de ses garanties. Il dispose de six mois suivant la rupture de son contrat de travail pour faire valoir ce droit. Les organismes complémentaires sont tenus de maintenir le même niveau de garanties sans délai de carence et sans pouvoir lui imposer de questionnaire médical.

La garantie doit prendre effet dès le lendemain de la demande. L’ancien salarié ne bénéficiant plus des tarifs négociés et de la participation de l’employeur, l’augmentation du montant des cotisations est toutefois inévitable. Elle est limitée par décret et ne peut être supérieure à 50 % du tarif applicable aux salariés actifs.

Prenons l'exemple d'un salarié dont le montant des cotisations s’élève à 50 € par mois et dont l’employeur cotise à part égale. S’il conserve son assurance complémentaire après son départ (un retraité sur deux fait ce choix), il lui en coûtera du jour au lendemain 150 € par mois (50 € qu’il versait déjà + 50 € correspondant à la part de l’employeur + 50 € d’augmentation légale) soit 1800 € par an. Un montant élevé qui justifie de faire jouer la concurrence et éventuellement d’aller voir ailleurs…

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